Actualités

Geometric Dances, Alice Anderson

10.09.21 - 30.10.21 

L'œuvre d’Anderson fait raisonner cultures ancestrales et transhumanisme contemporain. 
Ses travaux comptent sculptures, peintures et dessins, initiés par la danse-performance mettant en relation organes psycho-somatiques (corps humain) et organes artificiels (outils, objets technologiques, supports techniques). 
L’approche d’Anderson présente un mode de questionnement du monde face au développement computationnel fulgurant et complexe qui, au-delà de ces ingéniosités, affecte l’environnement et le vivant. 
Pour Anderson, l'enjeu écologique n'est pas de nier ces technologies transformationnelles (au service de l’augmentation de l’humain ou bien menaçant les sociétés humaines) mais de mettre en abîme les relations entre humain, environnement et machines par la danse-performance.

Vérité télurique, Yoshimi Futamura

10.09.21 - 30.10.21 

Yoshimi Futamura revient à la Patinoire Royale-Galerie Valérie Bach qui y avait déjà présentée et qui réaffirme ici sa naturelle propension à traduire la vie tellurique des profondeurs de la terre, cette terre qu’elle traite avec une grande finesse pour exprimer, en creux, une violence.

Violence de l’éclatement de l’argile sous la chaleur, que traduit l’engobe craquelé du lait blanc de porcelaine laissant apparaître, dans un contraste saisissant, le noir de l’argile sous-jacent, violence des déformations et des affaissements subis, sous l’effet de la chaleur, par les formes régulières initiales, violence enfin du résultat formel, proche des calcinations ou des dégradations organiques, sortes de champignons, d’écorces, de putréfactions nobles, qui confèrent à ces œuvres une charge dramatique forte.

De cette esthétique de la transformation se dégage une grande vérité, une forme de questionnement du temps et de son effet sur la matière, ici figée dans une phase de sa disparition, magnifiant le vide, l’absence, le creux, au cœur du vivant en mutation.

La présence d’une œuvre nouvelle faite de carreaux de céramique plats et quadrangulaires attire l’attention, en ce qu’elle entre ici en contrepoint total avec le reste de son travail. Ce grand plateau qui peut être soit mural ou présenté au sol semble être le résultat d’une compression radicale de ce que nous voyons par ailleurs, chaque élément de céramique semblant être la résultante, en deux dimensions, d’une vision planifiée de l’univers formel de la céramiste.

Fruits mûrs, esthétique du pourrissement, dépouilles mortelles, ces formes sont autant de témoins vivants d’une puissance à l’œuvre dans la nature qui donne à se re-former dans nos mémoires, au départ de ces substrats, ce qui subsiste, une fois l’état de puissance dépassée, lorsque ne reste qu’une trace, une mémoire, une incommensurable absence.

 

I will sleep when I'm dead, Jeanne Susplugas 
10.09.21 - 30.10.21 

Née à Montpellier, Jeanne Susplugas vit et travaille à Paris, France.

« Engagée mais non militante, la démarche de Jeanne Susplugas s’en prend à toutes les formes et toutes les stratégies d’enfermement tant pour interroger les relations de l’individu avec lui-même qu’avec l’autre. » (Philippe Piguet in Semaine 13.13) 

Les médiums qu’elle explore sont autant de vecteurs instruisant les termes d’une esthétique singulière que détermine un être au monde obsessionnel, tour à tour troublé et rassuré, inquiet et serein, solitaire et complice.

Infos pratiques
Horaire
Mardi
11:00-18:00
Mercredi
11:00-18:00
Jeudi
11:00-18:00
Vendredi
11:00-18:00
Samedi
11:00-18:00
Adresse
15 rue Veydt
1050 Bruxelles - Belgique
Contact
+32 (0)2 533 03 90
info@galerievaleriebach.com
Site web
Description

La Patinoire Royale-Galerie Valérie Bach a ouvert ses portes en avril 2015 dans une patinoire à roulettes, la première au monde, construite en 1877, et classée monument historique en 1995. La galerie a dessiné une programmation libre en trois axes distincts, structurés autour de la femme artiste, la monumentalité et une préoccupation esthétique forte. Le choix éditorial des expositions résulte de la matérialisation d’un goût présidant au choix des artistes que la galerie accompagne dans leur positionnement international, par une participation aux foires et un vaste réseau de collectionneurs.

Par ailleurs, et afin de répondre à sa qualification quasi institutionnelle, la galerie choisit de présenter des expositions plus historiques, mettant en exergue des mouvements ou des courants de l’art moderne, belge ou international, tels la Figuration narrative, l’art cinétique ou l’abstraction belge, en sculpture et en peinture. Cette galerie propose sur 3000 m² quatre espaces distincts de tailles différentes : la grande nef, la galerie vitrée, le premier étage et le rez-à-rue, permettant la tenue d’expositions de formats et d’expression différents, simultanément ou distinctement, donnant la pleine mesure de son large spectre artistique, dans une visée culturelle et pédagogique clairement assumée.

A ce titre, chaque exposition fait l’objet d’un commissariat, accompagné d’une publication et d’un service de médiation aux publics. La galerie offre les services du restaurant Martine, directement relié aux espaces d’exposition par une cour jardin, et qui présente une carte de cuisine saine et innovante.