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Water Always Moves On, Gioele Amaro, Charlotte Beaudry, Christian Hidaka, Anthony Miler, César Piette, Chris Succo

12 juin - 1er aout 2020

Du fait de la pandémie de Covid-19, la galerie est temporairement fermée au public mais reste accessible sur rendez-vous.
 

Almine Rech est heureuse de présenter ‘Water Always Moves On’, une exposition de groupe qui aura lieu à la galerie de Bruxelles du 12 juin au 1er août 2020.

Rythmée en trois parties, cette sélection éclectique fait dialoguer l’œuvre de six artistes de parcours et pratiques différentes. Elle convoque l'Ancien et le Nouveau, circule entre des peintures à l’esthétique numérique aux sujets aussi classiques que le nu et la vanité, et des toiles dont la facture évoque Piero della Francesca ou encore Paul Klee.

Divers courants artistiques sont réinterprétés, à l’image de l’appropriation ultra contemporaine du néo-expressionnisme par Chris Succo, Christian Hidaka qui se joue des frontières, le surréalisme représenté par Anthony Miler ou encore le réalisme factice des peintures de César Piette. Le thème du vêtement est récurrent dans l’histoire de l’art : le pli renvoie au sujet fondamental du drapé dans la peinture et la sculpture. Les jupes, foulards ou jeans de Charlotte Beaudry sont une autre façon de traiter du relief, de la courbe.

Dans un premier temps, l'exposition s’ouvre sur des peintures de l’artiste allemand Chris Succo qui présente pour l’occasion une nouvelle série de peintures dont les explosions d’aquarelle s’étalent sur le blanc pur de la toile. De sa technique de pliage naissent des paysages abstraits qui débordent d’énergie.

La seconde partie de l'exposition invite à la découverte de l’œuvre de quatre autres artistes dont les travaux ont des résonnances communes.

L'artiste français César Piette est dans la lignée de la peinture figurative par son emploi des techniques traditionnelles : couches monochromes, perspective, lumière, composition et de très importants effets de dégradés. Peintes à l’aérographe, ses images ‘hyperplastiques’ apportent des effets tridimensionnels, à la lisière du design, de la photo et de la publicité. Le sujet, lui, demeure résolument classique : un nu, un oiseau, une vanité.

Issu de l’illustration, de l’univers des comics et des jeux vidéo, Piette rejette cependant l’influence de l’imagerie digitale et envisage davantage son travail comme un jeu de construction – construction game. Ici, l’objet factice est valorisé et le caractère ludique du jouet est pris au sérieux, l’intégrant aux références issues de l’Histoire de l’Art.

L’artiste londonien Christian Hidaka fige ses personnages comme des icônes, des personnages costumés qu’il fusionne avec la géométrie du décor. L’inclassable imagerie d’Hidaka est aussi théâtrale qu’énigmatique. Référence à l’art religieux et à la Renaissance Italienne mais aussi aux paysages surréalistes de De Chirico, ses œuvres se présentent comme des dyptiques et ses études préparatoires constituent un pan majeur de son processus créatif.

Les grands portraits d’adolescentes comme les motifs de plis d’un vêtement traduisent dans le travail de Charlotte Beaudry un rapport frontal au réel. La reproduction de ce motif et de ces tissus évoque la collection, le défilé et la cinétique de la mode dans sa dimension artistique ; ses variations et couleurs créant ainsi le mouvement. Dans sa série Skirt, l’artiste belge joue de la fonction « iconique » du vêtement et rend hommage aux égéries du cinéma, telles qu’Isabelle Huppert ou Chloë Sevigny. 

L’artiste italien Gioele Amaro, résidant à Paris, se définit comme un peintre digital. Amaro fait dialoguer médias traditionnels et nouvelles technologies. Si ses oeuvres sont « peintes » numériquement avant de les imprimer sur toile, il les retravaille minutieusement en appliquant plusieurs couches de vernis au point d’égarer le spectateur, intrigué par leur projection déformée.  Celles-ci évoquent les anamorphoses, procédé ancien qui permettaient aux artistes de glisser des messages déguisés - parfois subversifs - dans leurs tableaux.

Les drapés, replis et froissements de ses oeuvres accentuent l'illusion visuelle. Ses effets de reliefs et de couleurs détournent la démarche originelle et fait basculer le figuratif vers l'abstrait. Nous sommes devant des selfies, des miroirs embués qui troublent notre sens du réel.

Enfin, l’exposition se conclue par une salle dédiée à l’artiste américain Anthony Miler qui nous surprend par le grand écart qu’il opère. Miler nous présente deux faces antagonistes de son œuvre : d’un côté, ses œuvres à la composition douce et paisible de ses paysages aux courbes souples, de l’autre ses dessins à la graphite, tracés sombres et hachurés. Son travail graphique évoque la ‘Collections de signes’ (1924) de Paul Klee.

Une création résolument contemporaine qui n’hésite pas à revendiquer ses liens avec le passé.

Infos pratiques
Horaire
du mardi au samedi
11h-19h
Adresse
Rue de l'Abbaye 20
1050 Bruxelles - Belgique
Contact
+3226485684
contact.brussels@alminerech.com
Site web
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