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Tinka PITTOORS
The Wallflower Execution
Jusqu'au 30.12.2017

 

 

Infos pratiques
Horaire
Du jeudi au dimanche
14h -18h30
Adresse
Cour de l'Abbaye 5
4970 Stavelot - Belgique
Contact
+32 (0)80 86 42 94
info@trianglebleu.be
Site web
Description
A l’occasion de sa troisième exposition solo à la galerie, Tinka Pittoors (1977, Brasschaat) continue de déployer son œuvre autour du thème de la nature emprisonnée par l’homme. Elle la décline en sculptures, installations, peintures et céramiques qu’elle a réalisées lors d’une résidence de trois mois au Europees Keramisch WerkCentrum, Oisterwijk, Pays-Bas. Pour "The Wallflower Execution", elle s’inspire des natures mortes du maniérisme hollandais qui présentaient, au-delà de la réalité ordinaire, des bouquets improbables de fleurs réinventées dont l’assemblage défiait la logique de la succession des saisons. Notons au passage que la plupart de ces peintres de fleurs furent originaires d’Anvers tout comme Tinka Pittoors. Si au 18e siècle, ces bouquets enchanteurs mettaient en garde contre la précarité de la vie terrestre, lorsqu’on regarde les œuvres tridimensionnelles (sculptures, installations) de Tinka Pittoors, une certaine cruauté s’impose d’emblée : les fleurs et les oiseaux y sont enfermés, évoquant la nature prise au piège dans les intérieurs, servant d’ornement. Dans la longue installation "The Wallflower Execution", Tinka Pittoors accroche, sur une structure de bois rudimentaire, les fruits d’une pêche contemporaine : à côté des fleurs, des oiseaux et d’un bois de cerf, pendent des bouteilles en plastique, des chaussures, des pinceaux … Et face à cet assemblage, un tabouret posé rappelle la cruelle position de la fille qui "fait tapisserie" au bal – en référence à la double signification du titre. Deux couleurs dominent : le blanc du matériau nu (gesso, par exemple) et le bleu cobalt choisi par Tinka Pittoors pour son caractère artificiel. Ceci tranche avec son univers joyeusement bigarré. L’artiste considère cette œuvre comme le début d’une histoire que l’imagination – la sienne et celle du spectateur - fera évoluer, nourrissant cette réflexion sur la nature morte actuelle.