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Sacred Gestures in Data World, Alice Anderson

09 janvier - 23 mars 2020

La Patinoire Royale / Galerie Valérie Bach Bruxelles, est heureuse de vous présenter SACRED GESTURES IN DATA WORLDS, la seconde exposition personnelle d’Alice Anderson à la galerie, après «Itinéraire d’un corps / Spiritual Machines» en 2018.

Au cours des dernières années Alice Anderson a développé des rituels performatifs.

«De la connexion totale ressentie dans la Sierra Nevada de Santa Marta en Colombie à travers la connaissance de l“Aluna” (forme de conscience cosmique, source de toute vie, de toute intelligence et de tout esprit dans la nature) qui est au coeur du système de croyance Kogi; mes recherches m’ont orientée vers une ré-appropriation de notre rapport au monde désormais intégré et régi par les systèmes technologiques complexes qui façonnent notre vie».

American Women, Group show
09 janvier - 21 mars 2020

Dès la fin des années 1960, aux Etats-Unis et au coeur de la seconde vague féministe, la journaliste Gloria Steinem se distingue de ses consoeurs et confrères travaillant sur la cause des femmes par l’intersectionnalité de ses recherches. Elle place ainsi, au même niveau, différentes minorités et strates de discriminations, qu’elles soient d’ordre sexuelle, raciale ou de classe, avant que la question des genres n’apparaisse la décennie suivante. Tandis que la guerre du Vietnam s’essouffle, les consciences se libèrent et les citoyens foulent le pavé. La parution de sa biographie My Life on the road en 2015, disponible en français sous le titre Ma vie sur la route depuis 2019, accompagne, fortuitement ou non, une recrudescence de ces mêmes thématiques chez une génération émergente de plasticiennes. Dans le champ de l’art, Martha Rosler, Nancy Spero ou Annette Lemieux s’interrogent depuis plusieurs décennies sur les interactions entre sphère publique ou politique et domaine privé, notamment celui de la femme au foyer. Mais aujourd’hui, les réflexions sur la construction d’une mémoire collective passionnent à nouveau, tel que le montrent Leslie Hewitt ou Iman Issa. Ces dernières nous donnent à réfléchir sur la porosité entre l’intime et le sociopolitique, particulièrement à l’ère de la mondialisation galopante. Comment analyse-t-on et interprète-t-on le langage, l’art ou l’histoire en fonction de son héritage familial, culturel ou de son sexe ? Comment forge-t-on son identité ou son genre ? Là-encore, la passation se construit de Carolee Schneemann et Mary Kelly à Macon Reed, Sara Cwynar et Chloe Wise. Puis, comment regarde-t-on le corps de la femme ? Tour à tour objet de désir, de curiosité, de crainte, voire d’exotisme, quand il est assimilé à l’oppression coloniale ou témoin du temps qui passe, quand il s’incère dans la tradition des vanités… diverses perspectives analysées et étreintes par Cassi Namoda et Theodora Allen. Mais le corps, cette enveloppe, est tout autant intellectuel que charnel, source d’érotisme et de plaisir non feint. Loie Hollowell, Julie Curtiss et Amy Lincoln en jouent, affirmant un délicat engagement féministe, sans nier l’attraction des formes esthétiques, dans la lignée de Kiki Smith. A l’heure où l’on déconstruit les codes liés aux instruments du pouvoir, des privilèges et des figures archétypales, les seize plasticiennes présentées à La Patinoire Royale se confrontent très librement à ces sujets, par la peinture, le dessin, la photographie, le photomontage, la vidéo ou l’installation, afin d’en développer le dialogue. Car deux ans après l’avènement du mouvement #MeToo, une nouvelle conception des désirs et de leurs assentiments est en train d’éclore. Ce parcours s’inscrit en résonance avec la ligne de la Patinoire Royale, accompagnant majoritairement des femmes artistes depuis son ouverture.

 
Infos pratiques
Horaire
Mardi - Samedi
11h-18h
Adresse
15 rue Veydt
1050 BRUXELLES - Belgique
Contact
+32 (0)2 533 03 90
info@galerievaleriebach.com
Site web
Description
La Patinoire Royale-Galerie Valérie Bach a ouvert ses portes en avril 2015 dans une patinoire à roulettes, la première au monde, construite en 1877, et classée monument historique en 1995. La galerie a dessiné une programmation libre en trois axes distincts, structurés autour de la femme artiste, la monumentalité et une préoccupation esthétique forte. Le choix éditorial des expositions résulte de la matérialisation d’un goût présidant au choix des artistes que la galerie accompagne dans leur positionnement international, par une participation aux foires et un vaste réseau de collectionneurs. Par ailleurs, et afin de répondre à sa qualification quasi institutionnelle, la galerie choisit de présenter des expositions plus historiques, mettant en exergue des mouvements ou des courants de l’art moderne, belge ou international, tels la Figuration narrative, l’art cinétique ou l’abstraction belge, en sculpture et en peinture. Cette galerie propose sur 3000 m² quatre espaces distincts de tailles différentes : la grande nef, la galerie vitrée, le premier étage et le rez-à-rue, permettant la tenue d’expositions de formats et d’expression différents, simultanément ou distinctement, donnant la pleine mesure de son large spectre artistique, dans une visée culturelle et pédagogique clairement assumée. A ce titre, chaque exposition fait l’objet d’un commissariat, accompagné d’une publication et d’un service de médiation aux publics. La galerie offre les services du restaurant Martine, directement relié aux espaces d’exposition par une cour jardin, et qui présente une carte de cuisine saine et innovante.